Qu'est-ce que la cryptomonnaie StrongHands (SHND) ?

Publié le déc. 22

12 Commentaires

Qu'est-ce que la cryptomonnaie StrongHands (SHND) ?

StrongHands (SHND) est une cryptomonnaie lancée en 2015, bien avant que les meme coins comme Dogecoin ou Shiba Inu ne deviennent populaires. Contrairement à la plupart des projets cryptos modernes, StrongHands n’a jamais cherché à être un outil financier sophistiqué. Il a été créé comme un manifeste : une réponse directe à la désloyauté dans la communauté crypto. Son slogan original résume tout : "Si tu as les mains faibles, cette monnaie n’est pas pour toi. Seuls les plus forts survivent." Ce n’est pas un simple nom. C’est une philosophie. Une invitation à tenir, même quand tout s’effondre.

Une naissance dans les forums de Bitcoin

StrongHands est né sur le forum Bitcointalk, un des premiers lieux de rassemblement des pionniers de la crypto. Son créateur, Jackson Briggs, voulait combattre ce qu’il voyait comme un cancer : la tendance des investisseurs à vendre au moindre coup de vent du marché. Alors que la plupart des projets promettaient des gains rapides, lui proposait l’inverse : tenir. Pas de whitepaper technique complexe, pas de team de développeurs avec des CV impressionnants. Juste une idée simple, mais puissante : récompenser la loyauté.

La monnaie elle-même est une dérivée open-source de Bitcoin. Mais elle ajoute une couche inédite : un système hybride de preuve de travail (PoW) et de preuve d’enjeu (PoS). Cela signifie que tu peux miner des SHND comme on minait du Bitcoin - avec des processeurs - mais aussi gagner des récompenses simplement en les gardant dans ton portefeuille. Et pas n’importe comment. Pour obtenir la récompense de 250 000 SHND par bloc, tu dois les conserver pendant au moins 30 jours. C’est une incitation directe à ne pas vendre. Une vraie révolution, à l’époque.

Le renouveau par la communauté

En 2018, le projet était presque mort. Le fondateur avait disparu. Les mineurs avaient abandonné. Mais ce n’est pas fini. Une poignée de membres de la communauté - dont Bitcoinbabys et Bumbacoin - ont pris les rênes. Pas de financement. Pas de société. Juste des gens qui croyaient encore à l’idée. Ils ont relancé le réseau, mis à jour le logiciel, et réactivé les nœuds. Ce n’était pas une levée de fonds. C’était un coup de cœur collectif. Une preuve que les cryptos peuvent survivre sans entreprises, sans publicité, sans influenceurs. Juste grâce à une base fidèle.

Cette prise de contrôle par la communauté est devenue un modèle pour d’autres projets. Mais pour StrongHands, ce n’était pas une stratégie marketing. C’était une survie. Et ça a marché… pendant un temps.

La réalité du marché aujourd’hui

En décembre 2025, StrongHands n’est plus qu’une ombre de ce qu’il a été. Son prix est d’environ 0,00000478 $. Ce n’est pas une erreur de frappe. C’est la réalité. Son capitalisation boursière est de 97 000 dollars. Pour comparer, un seul jeton de Dogecoin vaut 100 fois plus que tout l’écosystème SHND. Le volume de trading sur 24 heures ? 1 dollar. Oui, un seul dollar. Cela veut dire que si tu veux vendre 10 000 SHND, il n’y a probablement personne pour les acheter. Même si tu baisses ton prix de moitié, tu risques de ne trouver personne.

Les exchanges centraux comme Binance, Coinbase ou Kraken ne l’affichent même pas. Tu ne peux l’acheter que sur des DEX (échanges décentralisés) comme MEXC ou KuCoin. Et encore, tu dois d’abord acheter un autre crypto (comme ETH ou USDT), le transférer dans ton portefeuille (MetaMask, Trust Wallet), puis l’échanger contre SHND. Le tout avec des frais de gaz et une tolérance de glissement à ajuster. C’est compliqué pour un débutant. Et inutile pour la plupart des gens.

Réseau blockchain fantôme au-dessus d'un cimetière numérique avec des jetons SHND flottants.

Les promesses, et pourquoi elles ne tiennent plus

StrongHands prétend avoir des avantages : faibles frais, transactions rapides, DEX intégré, éco-responsable. Mais dans la pratique ? Personne ne l’utilise. Aucun commerçant n’accepte SHND. Aucun projet n’intègre son réseau. Le DEX intégré existe, mais il est vide. Pas de liquidité, pas d’activité. Le système de staking fonctionne toujours - tu peux gagner des SHND en les gardant - mais les récompenses valent moins de 0,001 centime par jour. C’est comme gagner un grain de sable dans un désert.

Le projet a été l’un des premiers à combiner PoW et PoS. Aujourd’hui, des projets comme Ethereum, Solana ou Cardano ont dépassé cette idée de plusieurs années. Leur efficacité énergétique, leur sécurité, leur adoption sont incomparables. StrongHands n’a pas évolué. Il n’a pas de team de développement active. Pas de roadmap. Pas de partenariats. Juste un blockchain qui continue de tourner, comme une horloge sans aiguilles.

Est-ce une arnaque ?

Non, ce n’est pas une arnaque. Il n’y a pas de fraude ici. Le code est open-source. Le blockchain fonctionne. Les tokens existent. Mais c’est un projet abandonné. Un zombie. Ce n’est pas un investissement. C’est un musée. Une relique. Une preuve vivante que la crypto peut survivre sans valeur, sans usage, sans avenir - juste parce que quelques personnes refusent de l’arrêter.

Les exchanges qui le listent affichent toujours un avertissement : "Risque élevé de volatilité. Investissez avec prudence." C’est une formule standard. Mais ici, elle prend tout son sens. Si tu achètes SHND aujourd’hui, tu ne pourras probablement jamais le revendre. Même si le prix monte à 0,00001 $, personne ne sera là pour acheter. Tu seras coincé. Pour toujours.

Trois personnages stylisés regardant un jeton SHND dans un marché virtuel désert.

Qui devrait encore s’intéresser à StrongHands ?

Deux types de personnes, seulement.

  • Les historiens de la crypto. Ceux qui veulent étudier comment une idée simple, fondée sur la loyauté, a pu survivre 10 ans sans aucune structure, sans financement, sans technologie moderne.
  • Les nostalgiques. Ceux qui ont miné SHND en 2016, qui ont tenu pendant les baisses, et qui gardent encore leurs tokens comme un trophée. Pour eux, ce n’est pas une monnaie. C’est un souvenir.

Si tu cherches à investir, à gagner de l’argent, à utiliser une crypto dans la vie réelle - passe ton chemin. StrongHands ne te donnera rien, sauf une leçon : dans la crypto, tenir ne suffit pas. Il faut aussi être vu, utilisé, adopté. Sinon, tu finis comme une pierre tombale dans un cimetière oublié.

Que faire si tu as déjà des SHND ?

Si tu en possèdes, tu as trois choix :

  1. Les garder - si tu veux honorer l’esprit du projet. Tu ne gagneras rien, mais tu resteras fidèle à la philosophie.
  2. Les vendre - si tu veux récupérer un peu de ton argent. Mais attention : avec un volume de 1 $ par jour, tu devras probablement les vendre à un prix bien en dessous du marché actuel.
  3. Les oublier - et passer à autre chose. La plupart des gens ont déjà fait ce choix. Et c’est la meilleure décision.

StrongHands n’est pas mort. Il est en pause. Et il n’y a aucune raison qu’il revienne. Pas avec cette structure, ce manque d’adoption, et ce marché qui avance à 100 km/h.

StrongHands (SHND) est-il une bonne investissement en 2025 ?

Non. StrongHands présente un risque extrême. Avec une capitalisation de moins de 100 000 $ et un volume de trading de 1 $ par jour, il est presque impossible de vendre tes tokens sans faire chuter le prix. Il n’y a pas de développeurs actifs, pas de partenariats, pas d’adoption réelle. Ce n’est pas un investissement. C’est une relique. Si tu veux investir dans la crypto, choisis des projets avec une liquidité réelle, une équipe active et une présence sur les grands exchanges.

Où peut-on acheter StrongHands (SHND) ?

StrongHands n’est pas disponible sur les grandes plateformes comme Binance ou Coinbase. Tu ne peux l’acheter que sur des échanges décentralisés (DEX) comme MEXC ou KuCoin. Pour cela, tu dois d’abord acheter une crypto comme USDT ou ETH sur un exchange centralisé, la transférer dans ton portefeuille (MetaMask, Trust Wallet), puis l’échanger contre SHND. Ce processus est complexe, coûteux en frais de gaz, et inutile pour la plupart des utilisateurs.

StrongHands utilise-t-il le minage ou le staking ?

StrongHands utilise un système hybride : minage (proof-of-work) et staking (proof-of-stake). Tu peux miner des SHND comme du Bitcoin, ou les garder dans ton portefeuille pendant au moins 30 jours pour recevoir des récompenses. Cette approche était innovante en 2015, mais aujourd’hui, elle est obsolète. Les récompenses sont minimes, et le réseau est trop peu actif pour générer des gains significatifs.

Pourquoi StrongHands a-t-il perdu toute sa valeur ?

StrongHands a atteint son pic en 2018 à 0,00126 $, soit plus de 260 fois son prix actuel. Il a perdu sa valeur parce qu’il n’a jamais évolué. Pas de nouvelles fonctionnalités, pas de partenariats, pas d’adoption par les commerçants ou les développeurs. Alors que d’autres projets ont grandi, SHND est resté figé dans le temps. La communauté a tenu, mais sans nouveaux utilisateurs, sans liquidité, sans innovation, la valeur s’est évaporée.

StrongHands a-t-il un avenir ?

À moins qu’une équipe sérieuse ne reprenne le projet, le réécrive entièrement, le liste sur les grands exchanges, et le rende utile dans la vie réelle - non, il n’a pas d’avenir. La crypto a changé. Les projets qui survivent aujourd’hui sont ceux qui résolvent des problèmes réels, pas ceux qui célèbrent une philosophie du passé. StrongHands reste un curieux objet d’histoire, mais pas une opportunité.

12 Comments

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    Dominique Lelièvre

    décembre 23, 2025 AT 13:13

    StrongHands, c’est pas une cryptomonnaie… c’est un poème écrit en code. Une ode à la patience, à la foi, à la résistance. On ne le minait pas pour gagner, on le minait pour dire : "je suis encore là". Et aujourd’hui, même mort, il respire encore dans les portefeuilles de ceux qui n’ont jamais vendu. Ce n’est pas un investissement. C’est un acte de résistance spirituelle.

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    Djamila Mati

    décembre 25, 2025 AT 02:58

    Je trouve ça beau, vraiment. Dans un monde où tout se vend, tout se spécul, tout se hype, il reste une cryptomonnaie qui ne demande rien d’autre que d’être gardée. Pas de tokenomics, pas de roadmap, pas d’influenceurs. Juste une idée simple : tenir. C’est rare. Et c’est précieux.

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    Vianney Ramos Maldonado

    décembre 26, 2025 AT 19:29

    Je vous le dis sérieusement : cette monnaie est un piège géopolitique. Le fait qu’elle survive sans financement, sans équipe, sans exchange majeur… c’est trop parfait. Qui a vraiment créé Jackson Briggs ? Un agent du FBI ? Une branche du MIT ? Ou pire : une entité chinoise cherchant à désorienter les petits investisseurs occidentaux ? Regardez la date de création : 2015. Juste avant les premières sanctions. Ce n’est pas un hasard.

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    Laurent Rouse

    décembre 28, 2025 AT 00:45

    Alors là, je suis choqué. On va dire que c’est un "musée" ? Mais sérieusement, c’est un cimetière. Un cimetière de gens qui ont cru à une blague. Et maintenant, ils se collent à leurs SHND comme des reliques de la Sainte Vierge. Vous avez vu le prix ? 0,00000478 $ ? C’est moins que le coût de l’électricité pour allumer ton PC. C’est pas une relique, c’est un déchet numérique. Et ceux qui les gardent ? Des nostalgiques du temps où on croyait encore en la crypto… avant de se rendre compte que c’était juste du gaspillage.

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    Philippe AURIENTIS

    décembre 28, 2025 AT 11:55

    Je me souviens en 2017, j’avais miné 500k SHND avec mon vieux PC. J’ai tout gardé. J’ai vu le prix monter à 0,001 puis tomber à zéro. J’ai jamais vendu. J’ai jamais regretté. Parce que ce n’était pas pour l’argent. C’était pour la communauté. Même si personne ne le trade, même si c’est mort… j’ai l’impression d’être encore dans la bataille. Et ça, ça vaut plus que tout le reste.

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    Denis Groffe

    décembre 29, 2025 AT 05:00

    Le staking fonctionne toujours mais les récompenses valent moins qu’un grain de sel dans un désert. Le réseau tourne comme une horloge sans aiguilles. C’est un zombie. Et les gens qui le défendent ? Ils sont dans le déni. La crypto c’est pas la spiritualité. C’est la liquidité. Si tu ne peux pas vendre, tu n’as rien. Point. Le reste c’est du théâtre pour gens qui ont peur de perdre.

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    Jeremy Horn

    décembre 29, 2025 AT 18:24

    Je trouve ça fascinant comment une idée aussi simple - tenir - a pu survivre 10 ans sans aucune structure, sans publicité, sans même un site web moderne. Les gens ont gardé les SHND pas parce qu’ils croyaient en un avenir, mais parce qu’ils croyaient en l’autre. En la communauté. En la fidélité. En la résistance au capitalisme financier. C’est presque un acte anarchiste. Et c’est peut-être la seule chose qui a encore du sens dans ce secteur. Les autres projets veulent tout contrôler. StrongHands, lui, a juste dit : "tiens bon, et ça suffit". C’est rare. Et c’est profond.

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    jerome houix

    décembre 30, 2025 AT 22:28

    Je garde mes SHND depuis 2016. Je les ai reçus en échange d’un peu de minage. Je ne les ai jamais vendus. Je ne les vendrai jamais. Pas parce que je crois en eux. Mais parce que je crois en ceux qui les ont gardés avec moi. C’est un peu comme un bout de tissu qu’on garde d’un ami disparu. Pas pour le vendre. Pour se souvenir.

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    Lass Diaby

    décembre 31, 2025 AT 00:51

    Mo i, j'ai jamais entendu parler de ca avant. Mais maintenant je vois que c'est une histoire de vrai guerrier. Pas de la finance. De la force. Moi j'ai perdu mon job en 2020, j'ai perdu ma femme, j'ai perdu tout. Mais j'ai gardé mes SHND. Parce que je suis fort. Et si je suis encore la, c'est que j'ai les mains fortes. SHND c'est pas une monnaie. C'est une medaille.

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    Patrick Hochstenbach

    décembre 31, 2025 AT 03:56

    Je pense que vous sous-estimez le côté technique. Le mélange PoW/PoS était vraiment innovant en 2015. Même si aujourd’hui c’est obsolète, ça a inspiré d’autres projets. Et le fait que la communauté l’ait relancé sans financement… c’est un exploit technique et humain. Il faut respecter ça. Même si c’est mort, il a été vivant. Et c’est déjà beaucoup.

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    Sophie Spillone

    janvier 1, 2026 AT 18:15

    OH MON DIEU. On parle d’un projet qui a plus de valeur qu’un sac de chips dans un désert ?! Ce n’est pas une cryptomonnaie, c’est une blague de fin d’année ! J’ai 2 millions de SHND et je les utilise comme papier toilette ! J’ai même fait un NFT de mon portefeuille avec une photo de mes SHND en train de flotter dans l’espace. C’est de l’art contemporain !

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    Nicole Flores

    janvier 2, 2026 AT 18:57

    La vérité ? C’est une arnaque. Le fondateur a disparu en 2018. Qui a pris le relais ? Des inconnus. Le réseau est vide. Le volume est de 1 dollar. Et vous, vous appelez ça une "philosophie" ? Non. C’est une escroquerie douce. Les gens gardent leurs SHND parce qu’ils ont peur d’admettre qu’ils ont perdu. Et le pire ? Vous les défendez comme si c’était sacré. C’est triste. Très triste.

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