En 2025, trader des cryptomonnaies au Maroc reste une activité risquée, même si le pays semble sur le point de changer radicalement de cap. Depuis novembre 2017, le gouvernement marocain a interdit formellement toute transaction en cryptomonnaie, classant ces actifs comme illégaux sous les lois sur les changes étrangers. Cette interdiction n’a pas arrêté les gens - loin de là. Des milliers de Marocains continuent d’acheter, de vendre et d’échanger des bitcoins, Ethereum et autres altcoins, souvent en cachette. Mais si vous êtes pris, les conséquences peuvent être lourdes.
Quelles sont les amendes actuelles pour trading de cryptomonnaies ?
Si vous êtes un particulier et que vous êtes arrêté pour avoir acheté ou vendu des cryptomonnaies sans autorisation, vous risquez une amende entre 20 000 et 100 000 MAD (environ 2 000 à 10 000 USD). Ce n’est pas une simple mise en garde : c’est une sanction pénale inscrite dans le code des changes. Pour les entreprises - une plateforme, un commerçant qui accepte les cryptos comme paiement, ou un中介 qui facilite les échanges - les amendes montent jusqu’à 500 000 MAD (50 000 USD). Ces montants ne sont pas symboliques. Ils sont conçus pour décourager toute forme d’activité commerciale liée aux cryptos.
Les autorités ciblent particulièrement ceux qui utilisent les cryptomonnaies pour contourner les règles de change. Par exemple, en février 2025, des enquêtes ont été lancées contre des acheteurs de biens immobiliers qui ont payé en Bitcoin ou en Tether pour éviter les restrictions sur les transferts d’argent à l’étranger. Le gouvernement voit dans ce type d’usage une menace directe à la stabilité du dirham et au contrôle des flux financiers.
Les récidivistes risquent la prison
Les amendes ne sont pas la seule peine. En cas de répétition des infractions, les autorités peuvent ouvrir une procédure pénale. Le code pénal marocain permet de poursuivre les personnes impliquées dans des opérations financières illégales, surtout si elles impliquent des montants élevés ou un réseau organisé. Même si peu de cas de prison ont été rendus publics jusqu’à présent, les avocats spécialisés en droit financier confirment que les dossiers sont conservés et que les récidivistes sont systématiquement mis sous surveillance.
Les plateformes non autorisées - même celles qui semblent « légales » parce qu’elles sont basées à l’étranger - sont aussi ciblées. Si un Marocain utilise une application comme Binance ou Kraken pour trader, il n’est pas protégé. Les autorités peuvent bloquer l’accès à ces sites, saisir des comptes bancaires liés à des transactions suspectes, ou exiger des preuves de source de fonds. Et si vous ne pouvez pas justifier l’origine de l’argent utilisé pour acheter des cryptos, vous risquez d’être accusé de blanchiment d’argent.
Un changement en cours : la loi de 2025
Mais tout pourrait changer en 2025. En novembre 2024, le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri, a annoncé qu’un projet de loi pour légaliser et encadrer les cryptomonnaies était en cours d’adoption. Ce n’est pas une simple réforme : c’est un virage stratégique. Le Maroc reconnaît enfin que l’interdiction totale a échoué. Les gens continuent de trader, les marchés noirs prospèrent, et l’État perd des revenus fiscaux.
Le nouveau cadre légal prévoit trois piliers : licence obligatoire, lutte contre le blanchiment, et imposition. Toute plateforme de trading opérant au Maroc devra obtenir une autorisation de Bank Al-Maghrib. Elle devra aussi mettre en place des systèmes de connaissance client (KYC) et de détection des transactions suspectes (AML/CFT), comme le font les banques. Les exchanges non autorisés seront fermés, et leurs opérateurs risqueront à nouveau les amendes lourdes - voire la prison.
Comment la fiscalité va évoluer
La grande nouveauté : les gains en cryptomonnaies seront imposables. Le ministère des Finances et la Direction Générale des Impôts (DGI) travaillent ensemble pour appliquer des taux similaires à ceux des actions et des titres financiers. Pour les particuliers, les gains seront taxés entre 10 % et 38 %, selon votre tranche d’impôt sur le revenu. Pour les entreprises, les taux varient entre 20 % et 31 %.
Il n’y a pas encore de détails précis sur les déclarations fiscales pour les cryptos, mais on s’attend à ce que les traders déclarent leurs transactions annuellement, comme pour les placements en bourse. Si vous ne déclarez pas vos gains, vous serez traité comme un fraudeur fiscal - avec des amendes pouvant atteindre 100 % du montant dissimulé, plus des pénalités de retard et des poursuites pénales.
La frontière entre particulier et entreprise
Une zone grise persiste : que se passe-t-il si vous achetez du Bitcoin pour vous-même, sans vendre ni en faire un business ? Les autorités ne poursuivent pas encore systématiquement les particuliers qui font du trading personnel. Mais la limite est floue. Si vous achetez des cryptos régulièrement, les banques peuvent signaler vos mouvements comme « suspects ». Si vous vendez pour financer un achat important (voiture, logement, voyage), les notaires ou les banques peuvent demander des justificatifs. Et si vous ne pouvez pas prouver que l’argent vient de votre salaire ou d’un héritage, vous risquez une enquête.
La règle simple : si vous faites des transactions régulières, si vous utilisez des plateformes étrangères, si vous avez des comptes en cryptos actifs, vous êtes dans le collimateur. Le Maroc ne veut plus de marchés noirs. Il veut des marchés contrôlés.
Les alternatives légales et les risques à éviter
Il n’existe pas encore de plateforme de trading crypto légalisée au Maroc. Mais certaines entreprises proposent des solutions alternatives : des contrats dérivés sur crypto via des intermédiaires agréés, ou des investissements dans des fonds d’actifs numériques via des sociétés de gestion autorisées par l’AMMC (Autorité Marocaine du Marché des Capitaux). Ces canaux sont rares, mais légaux.
Évitez à tout prix :
- Utiliser des cryptomonnaies pour payer des biens ou services au Maroc - c’est interdit et traçable
- Travailler avec des plateformes non régulées (ex. : Binance, KuCoin, Bybit) sans vérifier leur statut légal
- Utiliser des portefeuilles non KYC pour stocker de grandes sommes
- Convertir des cryptos en dirhams via des intermédiaires non bancaires (ex. : P2P non déclarés)
La surveillance bancaire s’est renforcée. Les transferts vers des exchanges étrangers sont maintenant marqués comme « transactions à risque » dans les systèmes de Bank Al-Maghrib. Votre banque peut vous demander des explications - et si vous ne répondez pas, elle peut bloquer votre compte.
Et si la loi est adoptée en 2025 ?
Si le projet de loi est promulgué en 2025, les anciennes amendes ne disparaîtront pas du jour au lendemain. Elles resteront en vigueur pour les infractions commises avant la mise en œuvre. Mais pour les activités futures, la règle sera claire : vous pouvez trader, mais seulement si vous êtes enregistré, déclaré et taxé.
Les plateformes légales devront être basées au Maroc ou avoir un représentant local. Elles devront conserver les données des utilisateurs pendant au moins 10 ans. Elles devront aussi verser des redevances à l’État. En échange, les utilisateurs auront une protection juridique, un recours en cas de fraude, et un cadre transparent.
Le Maroc ne veut pas être un paradis crypto. Il veut être un marché contrôlé. Un marché où l’État perçoit des impôts, où les escroqueries sont sanctionnées, et où les citoyens peuvent investir en toute sécurité - mais seulement s’ils jouent selon les règles.
Que faire en 2025 ?
Si vous avez déjà des cryptomonnaies :
- Ne les vendez pas en masse avant la loi - cela pourrait attirer l’attention
- Conservez tous vos historiques de transactions (achats, ventes, transferts)
- Préparez-vous à déclarer vos gains en 2026, comme pour un placement financier
- Évitez les plateformes non régulées - elles pourraient être bloquées ou fermées
Si vous voulez commencer :
- Attendez la loi de 2025 - elle apportera des options légales
- Ne misez pas plus que ce que vous pouvez perdre - même les marchés légaux restent volatils
- Consultez un conseiller fiscal avant toute opération
Le Maroc n’est plus un pays qui interdit. Il est en train de réguler. Et cette transition est plus dangereuse que l’interdiction elle-même. Parce que les règles changent, mais les sanctions, elles, restent.
Est-ce qu’on peut être arrêté pour avoir acheté du Bitcoin au Maroc ?
Oui, c’est possible. Même si peu de particuliers sont poursuivis pour un simple achat, les autorités peuvent ouvrir une enquête si la somme est importante, si les transactions sont répétées, ou si l’argent provient d’une source non déclarée. Les amendes vont de 20 000 à 100 000 MAD pour les particuliers, et jusqu’à 500 000 MAD pour les entreprises.
Les cryptomonnaies sont-elles totalement interdites en 2025 ?
Techniquement, oui - tant que la nouvelle loi n’est pas promulguée. Mais le gouvernement prépare une réforme pour légaliser les cryptomonnaies sous contrôle. La transition pourrait commencer en 2025, mais les règles actuelles restent en vigueur jusqu’à ce que la loi soit publiée au Bulletin Officiel.
Si je trade sur Binance, est-ce que je suis en danger ?
Oui. Binance n’est pas autorisé au Maroc. Même si vous utilisez une plateforme étrangère, vous êtes soumis à la loi marocaine. Bank Al-Maghrib surveille les transferts vers ces plateformes. Si votre compte bancaire est lié à des échanges fréquents avec Binance, vous pouvez être contacté pour justifier vos transactions.
Quels sont les taux d’impôt sur les gains en cryptomonnaies en 2025 ?
Les gains seront taxés comme des revenus de capitaux. Pour les particuliers : de 10 % à 38 % selon votre tranche d’impôt sur le revenu. Pour les entreprises : de 20 % à 31 %. Ces taux sont similaires à ceux appliqués aux actions. La déclaration sera obligatoire, mais les détails précis ne sont pas encore publiés.
Est-ce que je peux utiliser les cryptomonnaies pour payer un bien immobilier au Maroc ?
Non, c’est strictement interdit. Depuis 2025, les autorités ont renforcé la surveillance des transactions immobilières. Toute vente en cryptomonnaie est considérée comme une tentative de contourner les règles de change. Les notaires sont obligés de signaler ces opérations. Les sanctions peuvent inclure l’annulation de la vente, des amendes lourdes, et des poursuites pénales.
James Gowan-Webster
janvier 1, 2026 AT 04:23Je trouve ça fascinant comment le Maroc passe de l’interdiction totale à une régulation stricte. C’est un peu comme si la banque centrale avait décidé que le contrôle était plus rentable que la répression. On voit ça partout maintenant : les États ne veulent plus lutter contre les cryptos, ils veulent les taxer.
Le vrai problème, c’est que la frontière entre particulier et entreprise est floue. Qui décide si tu es un trader ou un investisseur ? Une banque ? Un notaire ? C’est une bombe à retardement pour les petits portefeuilles.
Et les 10 ans de conservation des données ? Ça sent la surveillance de masse. Pas sûr que ça plaise aux gens qui veulent juste acheter du BTC sans que leur banque leur demande un dossier d’audit.
THUANE MONNIERI
janvier 1, 2026 AT 13:41La loi de 2025 ? C’est juste le capitalisme qui récupère tout. Les gars qui ont acheté du BTC en 2018 sont en train de se faire embrocher par l’État en pleine face. Et on parle de "sécurité" ? Non. On parle de contrôle. L’État veut ton argent, ton historique, ta vie numérique. Tu penses être libre ? Tu es juste un client dans un système qui te surveille pour te taxer.
Et tu crois que les plateformes légales vont être plus sûres ? Rien n’est plus dangereux qu’un monopole régulé. Ils vont te demander ton passeport, ton relevé bancaire, ta date de naissance de ton chien. Et si tu fais une erreur ? Tu es bloqué. Pour toujours.
Le vrai danger ? C’est que personne ne comprend que les cryptos, c’est la fin du contrôle étatique. Et ils ont peur. Alors ils font des lois. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont plus de pouvoir.
😂
andre Garcia Rubio
janvier 1, 2026 AT 17:50Je vois beaucoup de peur ici mais je veux dire une chose : c’est une chance. Le Maroc a l’occasion de créer un modèle unique. Pas un paradis, pas un enfer. Un marché équilibré. On peut avoir la sécurité, la transparence, et encore de la liberté.
Les gens qui paniquent parce qu’ils vont devoir déclarer leurs gains ? C’est comme si tu disais "je refuse de payer mes impôts sur mon salaire". Ce n’est pas une perte, c’est un engagement.
Et si tu as acheté du BTC en 2020 et que tu ne l’as jamais vendu ? Tu n’as rien à craindre. Le gain n’est taxé qu’à la vente. Pas à la possession.
Reste calme. Prépare-toi. Et ne laisse pas la peur te voler ton avenir.
On peut faire ça bien. 😊
Christophe Pan
janvier 2, 2026 AT 01:15Oh super encore une loi pour nous emmerder. Tous les gouvernements sont pareils : ils interdisent d’abord, puis ils se rendent compte que tout le monde fait ça, alors ils créent un système pour en tirer des sous.
Et maintenant on va devoir déclarer ses gains comme si on était un trader professionnel ? T’es sérieux ? Moi j’achète un peu de BTC pour me faire plaisir, pas pour remplir des formulaires avec des taux d’impôt à 38% !
Et les banques qui surveillent les transferts ? J’ai déjà eu un compte bloqué pour un virement de 500€ vers une plateforme étrangère. Ils m’ont demandé "où tu as trouvé cet argent". J’ai répondu "de mon salaire". Ils ont demandé le justificatif. J’ai dit "je suis salarié". Ils ont dit "mais vous avez fait quoi avec les 500€ ?". J’ai dit "je les ai mis dans du BTC". Silence. Puis blocage.
La loi ne change rien. Elle rend juste l’oppression plus légale. 🤡
Juliette Krewer
janvier 2, 2026 AT 23:36Vous croyez que c’est pour la transparence ? Non. C’est pour la surveillance. Bank Al-Maghrib va avoir accès à TOUT. Toutes tes transactions. Tous tes portefeuilles. Tous tes échanges. Et un jour, ils vont dire "tu as acheté trop de BTC en 2023, tu as eu un gain de 150 000 MAD, mais tu n’as pas déclaré ton salaire de 2022, donc tu es suspect".
Et les fonds d’actifs numériques agréés ? C’est juste une façade. Qui les contrôle ? Les mêmes qui ont interdit les cryptos en 2017. Ils ne veulent pas que tu sois libre. Ils veulent que tu sois dépendant.
Et tu penses que les plateformes légales vont être plus sûres ? Attends qu’elles soient piratées. Et que l’État te dise "on n’a pas de responsabilité, c’est toi qui as choisi une plateforme autorisée". Tu vas te retrouver sans un centime et sans recours.
Je ne suis pas parano. Je lis les lois. Et je vois le piège.
🔒
Sylvie Verboom
janvier 3, 2026 AT 02:49La fiscalité sur les cryptos est une blague. 38% pour les particuliers ? C’est plus que ce que paient les travailleurs indépendants en France. Et on veut qu’on déclare des transactions qui sont pseudonymes ? Comment ? Tu vas envoyer tes clés privées à la DGI ?
Les plateformes autorisées vont devoir collecter des données KYC. Donc tu vas devoir fournir ton ID, ta facture d’électricité, ton contrat de travail. Et si tu as un compte sur Binance ? Tu es un criminel. Mais si tu utilises une plateforme "légale" ? Tu es un citoyen modèle.
Le vrai problème ? Personne ne sait comment ça va marcher. Personne n’a fait de test. Personne n’a évalué l’impact sur les PME. Et pourtant, on va l’appliquer en 2025.
C’est du populisme fiscal. Et ça va mal finir.
Et si tu ne déclares pas ? Tu peux être poursuivi pour fraude fiscale. Avec des amendes à 100%. Tu vas perdre ta maison. Pour avoir acheté 0,5 BTC.
Je vous le dis : évitez. Attendez. Et ne faites rien avant que quelqu’un d’autre teste le système.
Thibaut Weidmann
janvier 4, 2026 AT 12:56La loi de 2025 n’est pas une réforme. C’est une capture. Les gens qui ont investi avant l’interdiction sont maintenant des cibles. Les banques vont devenir des polices financières. Les notaires vont devenir des agents de contrôle.
Et le pire ? Personne ne sait ce que ça va donner. Les détails fiscaux ne sont pas publiés. Les critères de "trading personnel" ne sont pas définis. Les plateformes légales n’existent pas encore.
Donc tu es censé te conformer à quelque chose qui n’existe pas.
Et si tu te trompes ? Tu perds tout.
Le Maroc ne veut pas de cryptos. Il veut des revenus. Et il va les prendre. Peu importe qui ça blesse.
Je ne dis pas qu’il faut les rejeter. Je dis qu’il faut les craindre.
Et si tu penses que c’est juste une question d’impôts… tu ne comprends rien.
Laurent Nauleau
janvier 5, 2026 AT 13:08Les autorités disent "on veut protéger les citoyens" mais en réalité elles veulent empêcher que les gens deviennent riches sans elles.
Le Bitcoin, c’est la révolte des sans-papiers financiers. Et maintenant, l’État veut les emprisonner dans un système de déclaration, de contrôle, de taxe, de surveillance.
Et vous croyez que les gens vont accepter ça ? Non. Ils vont trouver des moyens. Des P2P. Des cash. Des cryptos hors ligne. Des portefeuilles matériels. Des transactions en face à face.
La loi ne va pas arrêter les gens. Elle va juste les pousser dans l’ombre. Et là, c’est pire. Parce que plus de transparence. Plus de traçabilité. Plus de protection.
Le Maroc va créer un marché noir plus grand que jamais.
Et vous, vous allez payer les conséquences. 🤖
guillaume ouint
janvier 7, 2026 AT 12:53Je viens de vendre 0,2 BTC sur une plateforme P2P. J’ai reçu 4500 MAD en espèces. J’ai payé un café avec. Personne ne sait rien. La banque n’a rien vu. Le notaire non plus.
La loi de 2025 ? Elle va toucher les gros, pas les petits. Les gens qui ont 10 BTC, pas ceux qui ont 500€.
Je vais attendre. Si je veux vendre, je le ferai en cash. Si je veux acheter, je le ferai en P2P. Et si un agent vient me demander des justificatifs ? Je lui dis que je suis un étudiant et que j’ai gagné de l’argent en faisant des traductions.
La loi est faite pour les entreprises. Pas pour les gens normaux.
On va continuer. Comme avant.
😄
Clemence Racle
janvier 9, 2026 AT 01:22Je trouve ça incroyable que les gens aient peur de la transparence. Si tu as acheté du BTC avec ton salaire, pourquoi avoir peur de le déclarer ?
La loi, c’est une chance d’être protégé. Pas une menace. Si tu utilises une plateforme légale, tu as un recours en cas de piratage. Tu as un service client. Tu as un cadre juridique.
Avant, tu étais seul. Maintenant, tu peux être accompagné.
Je sais que c’est dur de changer. Mais ce n’est pas la fin du monde. C’est juste une nouvelle étape.
Et si tu ne sais pas quoi faire ? Parle à un conseiller. Demande de l’aide. Tu n’es pas seul.
On peut faire ça ensemble. 🌱
Nicole Roden
janvier 10, 2026 AT 09:17Il convient de souligner que la transition réglementaire en cours au Maroc représente un modèle d’adaptation institutionnelle exemplaire dans un contexte de disruption technologique. L’État, en reconnaissant l’inefficacité de l’interdiction, opte pour une approche fondée sur la légalisation encadrée, la transparence fiscale et la protection des consommateurs.
Les exigences en matière de KYC/AML, bien que contraignantes, s’alignent sur les normes internationales de l’OEA et du GAFI. La fiscalité progressive des gains en cryptomonnaies, quant à elle, reflète une volonté d’équité et de cohérence avec les autres actifs financiers.
Il est impératif que les utilisateurs conservent rigoureusement leurs historiques de transactions, comme le recommande le texte, afin de prévenir tout risque de requalification fiscale ou de suspicion de blanchiment.
La mise en œuvre de cette loi devrait être accompagnée d’une campagne d’éducation publique, car la complexité technique des actifs numériques demeure un obstacle majeur pour la majorité des citoyens.
En somme, cette réforme, bien que prudente, constitue un pas historique vers l’intégration responsable de la finance décentralisée dans l’économie nationale.
- Nicole Roden, conseillère en politique économique
Axelle Kadio-Morokro
janvier 11, 2026 AT 21:57Salut ! J’habite en Côte d’Ivoire mais j’ai un ami qui a été arrêté au Maroc en 2023 pour avoir vendu du BTC à un client en cash. Il a payé 60 000 MAD et il a eu un avertissement. Pas de prison, mais il a perdu son compte bancaire.
Il dit que les banques ont un système qui détecte les transferts vers Binance même si tu utilises un VPN. Et si tu fais des transactions fréquentes, même petites, elles sont marquées comme "suspicious".
Je conseille à tout le monde : si tu veux trader, attends la loi. Sinon, utilise un portefeuille hardware et garde tout en offline. Et ne parle de ça à personne. Même à ta famille.
Je sais que c’est stressant, mais on peut faire ça en douceur. 💪
PS : j’ai fait une faute d’orthographe ? Je suis désolée, je tape vite sur mon téléphone !
Daniel Schädler
janvier 13, 2026 AT 08:46