CBDC et paiements transfrontaliers : comment les monnaies numériques de banque centrale réinventent les transferts internationaux

Publié le janv. 5

16 Commentaires

CBDC et paiements transfrontaliers : comment les monnaies numériques de banque centrale réinventent les transferts internationaux

En 2026, envoyer de l’argent d’un pays à un autre ne devrait plus prendre des jours, coûter des frais exorbitants ou passer par cinq intermédiaires. Pourtant, c’est encore la réalité pour des millions de travailleurs migrants qui envoient des revenus à leur famille à l’autre bout du monde. Les CBDC - monnaies numériques de banque centrale - sont en train de changer cela. Pas comme une révolution flashy, mais comme une mise à jour silencieuse, mais profonde, de l’infrastructure financière mondiale.

Qu’est-ce qu’une CBDC, vraiment ?

Une CBDC, c’est la version numérique de la monnaie fiduciaire émise par une banque centrale. Ce n’est pas du Bitcoin. Ce n’est pas une stablecoin comme USDT. C’est de l’argent d’État, mais en version digitale. Si vous avez un compte bancaire, vous détenez une créance sur votre banque. Avec une CBDC, vous détenez directement de l’argent de la banque centrale, comme si vous aviez des billets de 50 € dans votre poche, sauf que c’est stocké dans un portefeuille numérique.

Les pays ne testent pas ça par hasard. En 2023, 134 pays - soit 98 % du PIB mondial - étudiaient sérieusement la mise en place d’une CBDC. La Jamaïque a lancé le JAM-DEX en 2022. Les Bahamas, avec le Sand Dollar, sont devenus le premier pays au monde à l’adopter pleinement. La Chine déploie l’e-CNY dans des millions de portefeuilles. Et l’Europe prépare son digital euro. Pourquoi ? Parce que les systèmes actuels sont cassés.

Les paiements transfrontaliers : un système obsolète

Envoyer 200 $ de la France au Sénégal coûte en moyenne 6,42 % du montant. C’est plus de 12 € de frais. Et ça prend entre un et cinq jours ouvrables. Pourquoi ? Parce que l’argent ne va pas directement du destinataire au bénéficiaire. Il passe par une chaîne de banques intermédiaires - souvent trois à cinq - qui vérifient, réconcilient, et facturent à chaque étape. Chaque intermédiaire ajoute un délai, un risque de perte, et un coût.

Le système SWIFT, qui gère 42 millions de transactions par jour, est fiable, mais lent et opaque. Il ne sait pas où est l’argent en temps réel. Il ne sait pas si les fonds sont bloqués. Il ne sait pas si le destinataire est réellement la personne qu’il prétend être. Et pourtant, c’est le pilier du système mondial.

Les CBDC viennent pour briser cette chaîne. Pas en supprimant les banques, mais en les rendant inutiles dans le processus de transfert. Avec une CBDC, la banque centrale d’un pays peut échanger directement avec une autre banque centrale. Pas besoin d’intermédiaires. Pas besoin de réconciliation. Juste un transfert numérique, instantané, traçable.

Comment ça marche ? Trois modèles possibles

Il n’y a pas une seule façon de connecter les CBDC. Trois modèles émergent, chacun avec ses avantages et ses limites.

Le premier : l’interopérabilité technique. Les systèmes restent séparés, mais ils parlent le même langage. Les données, les formats, les normes de sécurité sont harmonisés. C’est comme avoir deux téléphones Android qui peuvent échanger des fichiers sans passer par un ordinateur. C’est simple à mettre en œuvre, mais limite les fonctionnalités.

Le deuxième : l’interconnexion. Les systèmes restent distincts, mais des ponts sont créés entre eux. C’est le modèle du projet mBridge. Lancé par la Banque des Règlements Internationaux (BRI) et impliquant la Chine, la Thaïlande, les Émirats arabes unis et Hong Kong, il permet à des banques de payer directement en CBDC d’un autre pays sans avoir à convertir en monnaie locale. En octobre 2022, ce réseau a simulé plus de 22 millions de dollars de transactions. En temps réel. En moins de 15 secondes.

Le troisième : un seul système centralisé. Toutes les CBDC sont hébergées sur une même plateforme. C’est l’approche la plus ambitieuse, mais aussi la plus complexe. Qui contrôle l’accès ? Qui gère les taux de change ? Qui est responsable en cas de panne ? Ce modèle demande une coopération politique sans précédent.

Le projet mBridge est actuellement le plus avancé. En septembre 2023, il est passé à la phase pilote commercial avec 15 banques participantes. En avril 2024, 10 nouvelles banques centrales - dont celles de Singapour, de la Malaisie et de l’Australie - ont rejoint l’initiative. Cela couvre maintenant 25 % du commerce mondial.

Un réseau mondial de CBDC connectées par des formes géométriques lumineuses, représentant des transferts rapides entre pays.

Les gains réels : vitesse, coût, transparence

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Dans les tests du projet Aber (Arabie saoudite et Émirats arabes unis), les transactions transfrontalières ont été réglées en moins de 30 secondes. Avec les systèmes traditionnels, ça prenait trois à cinq jours. Les besoins en liquidités ont baissé de 40 à 60 %. Les coûts ont été réduits de 30 à 50 %.

Pour les particuliers, cela signifie que les transferts de fonds vers les pays en développement pourraient coûter moins de 3 % - ce qui est l’objectif fixé par le G20 pour 2030. Pour les entreprises, cela signifie une trésorerie plus fluide, moins de risques de change, et des livraisons plus rapides. Pour les banques, cela signifie moins de coûts opérationnels et moins de litiges.

Et ce n’est pas juste théorique. Le corridor entre la Thaïlande et Hong Kong, appelé DR-THB/DR-HKD, a été mis en place après 18 mois de négociations techniques et juridiques. Il fonctionne maintenant en production. Les transactions sont réglées en temps réel, avec des mécanismes de compensation automatisés. C’est la preuve que ça peut marcher.

Les obstacles : législatifs, techniques, politiques

Mais ce n’est pas une course sans barrières. Le plus gros défi n’est pas technique - c’est politique.

Seuls 37 des 134 pays qui étudient les CBDC ont modifié leur législation pour les intégrer. La Chine interdit l’usage de l’e-CNY à l’étranger pour des raisons de contrôle des capitaux. L’Europe veut un digital euro avec des limites de confidentialité : au-delà de 1 000 €, il faut vérifier l’identité. C’est bon pour la lutte contre le blanchiment, mais ça décourage les utilisateurs qui veulent rester anonymes.

Les systèmes d’identité numérique varient du tout au tout. L’Inde utilise Aadhaar, le système biométrique national. Singapour utilise MyInfo. L’UE utilise des identités numériques basées sur des cartes d’identité électroniques. Comment faire pour que ces systèmes puissent parler entre eux ? Pas évident.

Et puis il y a la question du pouvoir. La Fed a averti en 2024 que sans coordination, les CBDC pourraient créer des « blocs monétaires numériques » - un monde divisé entre un bloc américain, un bloc chinois, un bloc européen. Ce serait la fin de l’unité du système financier mondial. Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a dit clairement : « Sans coordination, les CBDC pourraient créer de nouvelles barrières au lieu de les faire tomber. »

Comparaison stylisée entre un système bancaire obsolète et un transfert CBDC instantané, avec une famille heureuse et un logo qui disparaît.

Qui gagne ? Qui perd ?

Les gagnants sont clairs : les travailleurs migrants, les petites entreprises, les pays en développement. Les transferts de fonds deviennent plus rapides, plus abordables, plus sûrs. Les banques centrales gagnent en contrôle et en traçabilité. Les économies deviennent plus efficaces.

Les perdants ? Les intermédiaires. Les grandes banques qui vivent des frais de correspondance. Les entreprises de transfert d’argent comme Western Union ou MoneyGram, qui facturent encore 7 % pour un envoi. SWIFT n’est pas mort - loin de là. Son initiative GPI a déjà réduit les coûts à 3,97 % et augmenté les règlements en même jour à 78 %. Mais il est en train de perdre son monopole.

Les CBDC ne vont pas remplacer SWIFT demain. Mais elles le rendent obsolète. Et les pays qui attendent trop longtemps pour se connecter risquent d’être laissés pour compte.

Et l’Europe ? Le digital euro et les paiements transfrontaliers

L’Eurosystem a publié en 2023 une étude estimant qu’un digital euro pourrait traiter 30 à 40 % des paiements transfrontaliers au sein de l’UE dans les cinq ans suivant son lancement. Cela représenterait un volume de 120 à 160 milliards d’euros de flux actuellement gérés par les banques correspondantes.

Mais l’Europe est prudente. Elle veut un système ouvert, interopérable, respectueux de la vie privée. Pas un outil de contrôle. Pas une arme de souveraineté numérique. Ce qui la distingue des États-Unis ou de la Chine.

Le digital euro ne sera pas une CBDC pour les particuliers comme l’e-CNY. Il sera plutôt un outil pour les banques, les entreprises et les institutions. Un moyen de régler les paiements transfrontaliers en euros, en temps réel, sans passer par des intermédiaires.

Le futur : une monnaie mondiale ou des blocs numériques ?

Le débat n’est plus de savoir si les CBDC vont arriver. Elles sont déjà là. La question est : vont-elles créer un système mondial unifié, ou un monde divisé en zones d’influence monétaire ?

Le projet mBridge montre qu’une coopération multilatérale est possible. Le FMI propose maintenant une « Digital IMF » - une plateforme de normalisation des protocoles de règlement. C’est un bon début. Mais il faut plus que des protocoles. Il faut de la confiance. Des accords juridiques. Des garanties de sécurité.

Les CBDC ne sont pas une technologie magique. Elles ne résolvent pas les inégalités. Elles ne suppriment pas les barrières d’entrée. Elles ne rendent pas les banques inutiles. Mais elles transforment un système lent, cher et opaque en un système rapide, bon marché et transparent. Et pour les 2,5 milliards de personnes sans accès au système bancaire, c’est une chance - si elles peuvent accéder à un téléphone et à une identité numérique.

Le futur des paiements transfrontaliers n’est plus dans les chèques, ni dans les virements SWIFT. Il est dans les CBDC. Et celui qui le construit bien, le contrôle.

Quelle est la différence entre une CBDC et une cryptomonnaie comme le Bitcoin ?

La CBDC est une monnaie émise et garantie par une banque centrale, comme l’euro ou le dollar, mais en version numérique. Elle a une valeur stable et est régulée. Le Bitcoin, lui, est décentralisé, sans garantie étatique, et sa valeur fluctue fortement. Une CBDC est de l’argent d’État. Le Bitcoin est un actif spéculatif.

Les CBDC vont-elles remplacer les espèces ?

Non, pas immédiatement. Les banques centrales veulent compléter, pas supprimer, les espèces. L’objectif est d’offrir un choix : cash pour ceux qui veulent l’anonymat, CBDC pour ceux qui veulent la rapidité et la sécurité. En Chine, l’e-CNY est utilisé en parallèle des billets. En Europe, le digital euro sera optionnel.

Pourquoi les États-Unis n’ont-ils pas encore lancé leur CBDC ?

Les États-Unis attendent. Le dollar est encore la monnaie de référence mondiale. La Fed craint qu’une CBDC mal conçue affaiblisse cette position. Elle veut s’assurer que toute CBDC américaine soit interopérable avec les autres, respecte la vie privée, et ne crée pas de nouvelles vulnérabilités. La recherche est active, mais le lancement est repoussé à au moins 2027.

Les CBDC sont-elles sécurisées contre le piratage ?

Oui, plus que les systèmes actuels. Les CBDC utilisent des technologies de blockchain ou de registre distribué avec des protocoles de cryptographie avancés. Mais la sécurité ne vient pas seulement de la technologie : elle vient aussi de la gouvernance. Une CBDC est protégée par l’État, avec des mécanismes de contrôle et de traçabilité. Si un portefeuille est volé, la banque centrale peut le geler ou le remettre en état - ce qui est impossible avec le Bitcoin.

Comment les CBDC affecteront-elles les pays en développement ?

Cela dépend. Pour les pays avec une bonne infrastructure numérique et des identités digitales, les CBDC peuvent réduire les coûts des transferts de fonds, stimuler l’inclusion financière et attirer des investissements. Mais pour les pays sans accès à l’électricité, au smartphone ou à l’identité numérique, elles risquent d’exclure davantage. Le vrai défi n’est pas technique : c’est social.

16 Comments

  • Image placeholder

    valentin ciochir

    janvier 6, 2026 AT 17:30

    Je viens de voir un cousin au Sénégal recevoir un virement en 48h avec Western Union... et payer 15€ de frais. Si on peut réduire ça à 2€ en 10 secondes avec une CBDC, c’est une révolution silencieuse mais vitale. Les gens n’ont pas besoin de théorie, ils ont besoin de cash dans leur poche plus vite.

    Et oui, ça va faire mal à SWIFT et aux grosses banques, mais c’est normal. L’innovation, c’est pas fait pour plaire à tout le monde.

  • Image placeholder

    Mathieu Godart

    janvier 6, 2026 AT 17:58

    Franchement, pourquoi on attend encore ? La Chine et les Bahamas sont déjà en production. On est en 2026, pas en 2010. Si on veut que les travailleurs migrants ne se fassent plus arnaquer, il faut agir, pas discuter.

    Le digital euro ? Super. Mais s’il est trop compliqué ou trop surveillé, personne ne l’utilisera. Il faut du simple, du rapide, du gratuit. Point.

  • Image placeholder

    Marianne Adkins

    janvier 7, 2026 AT 18:38

    Je me demande si on ne confond pas efficacité et contrôle. Une CBDC, c’est de l’argent d’État. C’est pratique, oui. Mais quand chaque euro que tu dépenses est traçable, à quel point es-tu encore libre ?

    On parle de réduction des coûts, mais on oublie le coût de la surveillance. Est-ce qu’on sacrifie la dignité pour la vitesse ? C’est une question philosophique, pas technique.

  • Image placeholder

    Julie Pritchard

    janvier 7, 2026 AT 22:50

    Vous rêvez. Le digital euro ne sera jamais interopérable avec l’e-CNY. La Chine ne laissera jamais ses données sortir de son contrôle. Et l’Europe ? Elle va mettre 10 ans à décider si le bleu ou le vert est la bonne couleur pour le bouton « envoyer ». C’est une utopie technocratique.

    Les vrais gagnants ? Les géants du tech qui vont vendre les portefeuilles numériques. Pas vous. Pas moi. Pas les Sénégalais.

  • Image placeholder

    Christine McConnell

    janvier 8, 2026 AT 18:26

    Le modèle d’interconnexion via mBridge est le seul viable à moyen terme. L’interopérabilité technique est trop limitée, et le système centralisé est un cauchemar de gouvernance. Le protocole de règlement en temps réel avec compensation automatisée (RTP-CAM) est la clé.

    Les banques centrales doivent adopter des standards ISO 20022 étendus, avec des smart contracts pour la conformité KYC/AML transfrontalière. Sinon, on reste dans le legacy. Et ce n’est pas acceptable.

  • Image placeholder

    Adama keita

    janvier 8, 2026 AT 19:29

    En Afrique, on a déjà des apps qui envoient de l’argent en 2 secondes avec un code SMS. Pourquoi on parle de CBDC comme si c’était la Lune ?

    On n’a pas besoin d’une monnaie numérique de banque centrale… on a besoin d’électricité, de réseau, et d’un téléphone qui marche. Mais bon, si ça fait plaisir aux Européens de croire qu’ils vont sauver le monde avec leur code, allez-y.

  • Image placeholder

    Xavier Carr

    janvier 9, 2026 AT 02:48

    La Chine a déjà 500 millions de portefeuilles e-CNY actifs. L’Europe va faire un débat parlementaire sur la couleur du logo. C’est hilarant. Et vous, vous pensez que le digital euro va être « respectueux de la vie privée » ?

    Arrêtez de vous mentir. Si tu dépasses 1000€, tu es surveillé. Point. C’est pas de la protection, c’est du contrôle. Et ça va être vendu comme une « innovation inclusive ».

    On est dans le totalitarisme financier, et vous, vous applaudissez.

  • Image placeholder

    Alexis Dick

    janvier 10, 2026 AT 22:55

    Les CBDC sont une arme de guerre économique. La Fed sait ça. Le dollar est la monnaie mondiale parce que les gens ont confiance dans le système. Une CBDC mal conçue, avec des limites d’usage, des restrictions géographiques, et un contrôle centralisé, va détruire cette confiance.

    Et vous, vous pensez que les pays en développement vont adopter ça ? Non. Ils vont utiliser les cryptos décentralisées. Parce que les CBDC, c’est du contrôle, pas de la liberté.

    Et puis, qui va gérer les pannes ? Qui va payer pour les cyberattaques ? Pas vous. Pas eux. Les banques centrales. Et elles vont vous facturer ça en taxes.

  • Image placeholder

    Anne Smyers

    janvier 11, 2026 AT 06:44

    Je trouve ça pathétique. On parle de « révolution » alors qu’on ne fait que remplacer un système obsolète par un autre, plus opaque, plus surveillé, plus froid. On a perdu le sens du contact humain dans les transferts. Avant, on envoyait de l’argent avec une lettre, une voix, un sourire. Maintenant, c’est un code QR et une notification push.

    On a échangé la chaleur contre la vitesse. Et on appelle ça du progrès ?

    Je pleure pour les enfants qui ne connaîtront jamais l’émotion d’un colis de billets envoyés par un oncle qui a travaillé dans la neige pour les faire vivre.

  • Image placeholder

    Nadine ElSaleh

    janvier 12, 2026 AT 16:27

    Je suis vraiment enthousiaste à l’idée que les familles puissent recevoir de l’argent en quelques secondes, sans frais exorbitants. C’est un vrai pas vers l’équité.

    Je crois qu’on peut faire ça tout en protégeant la vie privée - il faut juste qu’on soit clairs sur les priorités. L’inclusion, la sécurité, la transparence. Pas le contrôle.

    Et si on commençait par aider les pays qui en ont le plus besoin, plutôt que de se faire des guerres de normes entre blocs ?

  • Image placeholder

    Nathalie Farigu

    janvier 13, 2026 AT 22:43

    CBDC = vite + pas cher. Fin.
    Personne a besoin de 10 pages de théorie. Juste un bouton qui marche.

  • Image placeholder

    Louise Klein

    janvier 14, 2026 AT 18:17

    Je trouve ça super que des gens comme vous parlent de ça avec tant de passion ! Moi, j’ai un ami qui envoie de l’argent à son frère au Maroc, et chaque fois c’est un cauchemar. Si on peut simplifier ça, c’est juste génial.

    Je suis pas expert, mais je veux juste que ça marche pour les gens. Et je crois qu’on peut y arriver, ensemble.

  • Image placeholder

    Thibault Leroy

    janvier 16, 2026 AT 14:31

    En tant qu’ancien diplomate, je peux dire que la vraie difficulté n’est pas technique, mais politique. Chaque pays voit la CBDC comme un levier de souveraineté, pas comme un outil commun.

    La coopération exige du compromis. Et le compromis, c’est ce que les nations ont du mal à faire aujourd’hui.

    Le projet mBridge est un espoir. Mais il ne suffira pas.

  • Image placeholder

    James Forna

    janvier 17, 2026 AT 01:09

    Le contenu est bien structuré. Les données sont pertinentes. Les sources sont citées. Cependant, la rédaction manque de rigueur académique. Les formulations sont trop journalistiques. Il faudrait un cadre théorique plus solide, des références aux travaux de BIS et du FMI en format APA, et une analyse critique des limites méthodologiques des projets pilotes.

  • Image placeholder

    Thierry Behaeghel

    janvier 17, 2026 AT 18:05

    Vous êtes tous des naïfs. La Chine utilise l’e-CNY pour surveiller les citoyens. L’Europe veut un digital euro pour bloquer les paiements aux « mauvais » pays. Les USA attendent pour imposer leur version plus tard. Et vous, vous croyez qu’on va créer un système « équitable » ?

    Non. On va créer un système où les puissants contrôlent les flux, les faibles paient les frais, et les banques centrales deviennent des polices monétaires.

    Le vrai danger, ce n’est pas la technologie. C’est l’humain qui la manipule.

  • Image placeholder

    Jean-Claude Bernard

    janvier 19, 2026 AT 01:46

    Je suis un ancien banquier. J’ai vu les systèmes SWIFT en action. J’ai vu des transferts bloqués pendant des semaines pour un simple champ manquant.

    Les CBDC, c’est la seule solution réelle. Pas parce que c’est moderne, mais parce que c’est simple. Un transfert direct. Un code. Un compte. Fin.

    Les banques vont perdre du revenu ? Bien. Elles ont trop profité de l’obscurité. Les travailleurs méritent mieux.

    Je soutiens le digital euro - mais à une condition : qu’il soit ouvert aux banques populaires, pas qu’il serve les grandes institutions. Sinon, c’est juste un nouveau mur.

Écrire un commentaire